23 septembre 2021, déjà ! Ce fut la rentrée pour tout le monde, même les infirmes sans emploi et (même) pas étudiants !

Je n’ai pas quitté mon masque, même quand j’ai recommencé à voir le jour après… la (nouvelle) période d’alitement de trois semaines due à une cicatrice qui voulait se faire remarquer. Période qui m’a permis de lire un peu plus, de regarder (parfois voir) quelques films et de continuer à m’exténuer la vie à essayer de suivre Game of Thrones, la série. Choses qui trouveront une place ici dès que possible. Parce que l’écriture a repris à bon train. L’écriture d’un scénario Défis Fantastiques, prévu pour une parution dans Casus Belli et qui devrait s’agrémenter de petites surprises. Mais, j’en parlerai une fois que la publication aura une réalité de bois d’arbre.

Tout baigne, il fait un soleil à faire pleurer un anglais et je bois (un peu) moins de café !

image décoNous sommes le 11 juillet 2021 et, au lieu de bosser sur le scénario Défis Fantastiques promis à un destin remarquable… Oui, j’ai stoppé l’écriture du tome III des Pérégrinations Oniriques pour cause de désordre mental. J’utilise cette expression à dessein parce que j’aime jeter le doute devant mes pas ; qui n’en sont pas (des pas) puisque je ne marche plus (et non pas pas) depuis 28 ans ; afin de draper ma petite personne d’une aura de mystère totalement inutile. Quand je parle de désordre mental, je parle du bordel qui règne en maître absolu sur mon activité d’écriture. Il est si puissant que je suis parvenu, il y a peu, à égarer des dizaines de paragraphes rédigés. Dans un effort de concision qui m’est aussi habituel que la fréquentation des boîtes de nuit, j’avais décidé de séparer les épisodes de mon histoire en fichiers distincts. Naïvement, je pensais qu’il me suffirait de copier/coller chaque épisode à la suite les uns des autres pour retrouver le fil de mon scénario une fois les épisodes terminés. Grand fou ! C’était bien vite oublier le désordre mental dont je m’entretenais égoïstement quelques lignes plus haut. Une fois les épisodes copiés, j’ai compté pas moins de deux cents paragraphes portés disparus. Depuis deux semaines, je tente de les retrouver et je me rends compte à quel point je nourris du mépris pour toute forme de rigueur : Les lignes surlignées sont légion (et j’ai oublié la raison du surlignage), les paragraphes doubles aussi, les numéros de paragraphes attribués deux fois n’en parlons pas… Bref ! Deux semaines que je suis dans l’état de stupéfaction qui doit saisir un texan arraché à la selle de son mustang pour être jeté sur la place rouge. Paumé, éberlué, désorienté et… en colère. La digression élève l’Homme… Les allitérations en « é » ont ceci de moche qu’elles sont nombreuses et difficilement évitables. Et, non, ça ne fait pas une assonance !
Par chance et parce que cela traînait depuis bien longtemps, on m’a assigné à la reprise de l’écriture d’un scénario pour Défis Fantastiques. Le vrac de pages volantes couvertes de notes et de numéros de paragraphes reliés par des tirets ou des flèches est allé rejoindre le haut de la pile de documents posés là pour aucune autre raison qu’un goût prononcé pour la procrastination et… me voilà de retour à l’écriture de ce scénario déjà écrit à 90 % mais – il y a toujours un « mais » aux histoires simplettes – il va falloir retravailler l’intrigue pour l’intégrer avec plus de force à l’univers du jeu, c’est-à-dire Titan.
L’été sera chaud et studieux !
Or donc, au lieu de commencer la relecture de fichiers oubliés sur un coin de disque dur, j’écoute Cvantez.
Que j’espère chroniquer et vous donner envie d’écouter sous peu…

Un de ces quatre, je compterai le nombre de jours que j'ai passés dans un lit à attendre que cette misérable cicatrice ; contractée quelque part à Aix-en-Provence autour de la fin de l'année 1997 ; se referme. Se referme et me lâche la grappe un laps de temps suffisant pour me laisser espérer, aimer et entreprendre.
Après le décès de mon ami, cette salope m'a refait le coup de la rechute précoce.
Me voilà de nouveau alité. Depuis le dernier édito ou peu s'en faut. Nous sommes le 12 avril 2021.
Comme le mentionne la chronique que je viens de poster, malgré un appartement bien isolé, le froid est mon compagnon le plus fidèle. Il est sournois le salopard, il s'insinue en moi partout et tout le temps. Pour une bonne raison, il ne vient pas de l'extérieur, il émane de moi, de mon handicap plus exactement. C'est la blessure sur ma colonne vertébrale qui induit ce dysfonctionnement. Les seules périodes tolérables sont les périodes estivales. La canicule m'est presque apaisement... à moi qui ai toujours exécré la chaleur.
Lire ou écrire (sur un eepc bloqué impossible à mettre à jour) est une épreuve que je n'ai plus le courage d'affronter. Je ne peux que rester les bras recroquevillés sur ma poitrine, enroulé dans la couette, en attendant que mon corps daigne prodiguer de la chaleur.
Alors, je regarde des films... Tordu sous ma couette. Et le tome III des Pérégrinations attend les rares heures pendant lesquelles je me fais violence pour rester attablé, le matin ou le soir, à l'occasion d'un rapide repas...

Ce matin, quelqu'un m'a appelé pour me dire « Christophe est mort ».
Bon.
Si je n'avais pas eu l'identité de mon interlocutrice sous le nez, si les circonstances n'avaient pas été ce qu'elles étaient, en clair si je n'avais pas su de qui elle parlait, j'aurais fait une blague à deux balles dont je suis coutumier.
Là, non.
Parce que je savais de qui elle parlait.
Parce que Christophe avait disparu des radars depuis sept jours.
Parce que Christophe était mal.
Malade.
Enchaîné.
Soufrant.
Depuis longtemps.
Il s'était confié à moi.
C'était mon ami.
Un ami qu'on voit peu, avec qui on se répète qu'on va se faire une bouffe.
Une bouffe qu'on ne se fait jamais.
Parce qu'il était très occupé. Parce que je suis un con.
Christophe, je t’aime.
Je crois te l’avoir dit autrement qu’en ces termes mais j’aurais dû te le dire comme ça.
Je suis navré.
On se la fera cette bouffe, hein ?
Un jour, là-haut.
Et on boira de l’eau.
On boira de l’eau.

06 janvier 2021. Parfois, zip ! La vie m’échappe. Alors que je fais tout depuis le mois de mars pour échapper à la petite bête qui monte le long des voies respiratoires, que je maintiens un niveau d’activité afin que mon corps ne s’affaisse pas comme une promesse d’homme politique, le sort m’en jette un à la gueule et me renvoie au fond de mon lit avec une escarre ischiatique suintante. Depuis dix jours, infirmier, pansement quotidien, sensation douloureuse d’être largué nu sur la banquise à cause d’un système de régulation thermique en vrac… à peine si j’ai du temps pour lire entre deux grelottements.
Le tome III des Pérégrinations Oniriques devra attendre encore.

Finalement, je profite du silence de la soirée de ce 04 novembre 2020 pour racler les fonds de tiroir de mes dossiers et faire plusieurs mises à jour. joie, youpi, tagada !
Après, je retournerai aux Pérégrinations. Après. Dans la nuit.

Une petite mise à jour ce 04 novembre 2020, quelque part sur le site. Insignifiante comme toujours. Je continue de soliloquer, finalement ça me plait et, pour peu qu'un jour je trouve une once de courage sur le cadavre d'une journée, je pourrais même réitérer l'expérience plus souvent. Bon, j'ai besoin d'un café...

07 septembre 2020. Non, pas de chaleurs pour moi pour cet été 2020. Pas pour la cicatrice, en tout cas et c'est, malheureusement, un motif d'inquiétude bien assez important pour que je me réjouisse de l'absence d'alerte ou de problème.
Grâce à la compréhension de ma compagne, j'ai bien repris l'écriture, les Pérégrinations, tome 3 avancent.
Je ne pense pas que je serai en mesure de terminer les deux bouquins d'ici la fin de l'année mais celui-ci sera prêt à l'impression.
Ce sera sûrement indiqué dans les remerciements, j'écris ce tome-ci en compagnie de quelques disques des Pink Floyd. Groupe qui reste indissociable de mon parcours musical pour la simple et bonne raison que c'est grâce à The Wall que j'ai découvert mes goûts. Il faudra que je couche ça un jour sur le papier.
Je retourne à mes Pérégrinations...

Confiné.
Déconfiné.
Couché.
Relevé.
La cicatrice m’aura laissé tranquille 17 mois et quelques 6 jours. J’ai payé ce nouvel impair de presque un mois au lit et des tas de pansements sur le cul (l’un après l’autre, pas l’un sur l’autre!).
J’ai repris le fauteuil depuis presque un mois. Et l’écriture.
J’ai mis de côté le livre-jeu mystère, pour lequel j’avais accumulé trop de retard et de confusion, pour me recentrer sur le tome 3 des Pérégrinations Oniriques.
La canicule s’annonce et je croise les doigts pour que les chaleurs ne détériorent pas l’état de la cicatrice toute fraîche. Avec un peu chance, j’aurai terminé la rédaction à la fin septembre et, pendant que les experts de Scriptarium décortiqueront mon aventure de Rêve de Dragon, je reprendrai la rédaction du livre-jeu qu’il est toujours convenu de qualifier de mystère.
Confiné.
Déconfiné.
Couché.
Relevé.
Écrivant, enfin. 03 juillet 2020.

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