Le premier décembre 2016, alors que mes visites au poulailler s'espacent de plus en plus, je pianote sur la télécommande de la lucarne infernale et je m'arrête sur un publi-reportage (1) pour les livres qui singent les trucs multimedia. Je n'ai pas souvenir de la façon dont le bouquin était augmenté, je me souviens bien de la phrase de la cruche qui le présentait : « lire un livre n'est plus ennuyeux ».

Doit-on tolérer un tel discours sur un media aussi populaire que la télévision ? N'y aurait-il pas là matière à remettre en question l'abolition de la peine de mort ?

Cette phrase, aussi anodine qu'elle puisse paraître, est une insulte au visage de centaines de millions de personnes autour du globe (sûrement plusieurs milliards, mais je sais rester humble quand je n'ai pas accès à des statistiques fiables). Insulte prononcée à une heure de grande écoute et qui a dû toucher des parents et des enfants par milliers. N'existe-t-il rien dans l'arsenal juridique de notre pays qui réprouve l'insulte publique ?

(1) l'autre nom pour désigner les amitiés récompensées au mépris de la déontologie.

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