L’éternelle erreur, la plus facile à éviter. Lu sur un bandeau à la tévé durant l'été 2018 : « Les amours un brin contrariés et bégayants… »
Amour, orgue et délice. Sur un total de ; allez je suis bon Prince, je parle de français à peu près courant, sans terminologie technique et autres casse-pieds ; 60 000, pour le Petit Robert. Sur 60 000 entrées du dictionnaire, trois mots à retenir.

17 juin 2018, sur la chaine l'Équipe : « Une entrevue en tête-à-tête, moi j'ai envie de dire ’’one to one’’ » !
C’est vrai que c’est malin de parler une langue étrangère quand on veut faire oublier qu’on a redoublé la moyenne section de maternelle.
Les journalistes sportifs sont-ils rémunérés ?
Pour ça ?
Vraiment ?

M6, la chaîne de… de quoi, d’ailleurs ? une journaliste compare deux prix, 3099 et 499 euros et en déduit que « c'est sept fois plus cher ».
Je n’ai jamais rien compris aux mathématiques, pas même les énoncés mais l’arithmétique, quand même, ça s’apprend tôt, non ?

Septembre 2018 sur le canal numérique de la version en images d’une des chaînes d’information du gouvernement, la journaliste parle d’une « sexagénaire…  » et le bandeau en bas de l'écran détaille « femme de 70/80 ans » !

06 avril 2019, bédole, voix-off de journaliste : « Le monsieur commence à se rendre compte de la situation dans laquelle il s'est mise ».

C'est bien le niveau du BAC qu'on a abaissé, hein ?

Probablement le même jour que l'écrit manuscrit cité plus bas, sur France Info aussi, un sujet sur les gens qui ne peuvent pas s'acheter des produits de première nécessité d'hygiène. La ou le journaliste donne un exemple de produit concerné : le déodorant.
Le jour où le déodorant sera devenu un produit de première nécessité, on pourra se dire que nous avons réussi notre extinction !

Mars 2019, lors du visionnage d'une rubrique intitulée « instant module » sur France Info, à propos du grand débat, la journaliste se pense autorisée à dire « c'est écrit de manière manuscrite ».
J'en reste bouche ouverte et bée !

08 février 2019
Mesdames, messieurs les politiques et les journalistes, je vous fais une petite note.
Hier encore à la téloche, j'entendais deux d'entre vous parler de « panier de la ménagère ». Généralement, ce marqueur issu de la nomenclature des instituts de sondage - vous savez, ces regroupements de personnes rémunérées à orienter les opinions, les représentations sociales et... les élections (comme fessebouc que vous vilipendez à l’envi) - est employé par vos deux confréries pour des questions d’économie. Pas au sens pingre du terme, mais bien le sens de « L’ensemble de ce qui concerne la production, la répartition et la consommation des richesses et de l'activité que les hommes vivant en société déploient à cet effet. » (oui, j’adore faire mon intéressant en citant le dictionnaire).
J’ai bien vu qu’il existait un secrétariat d’état chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. J’ai bien vu.
Mais dans le petit coin de terre que j’occupe, je me dis que ces quatre mots devraient déjà être bannis du vocabulaire officiel. Par « officiel » j’entends les déclarations des politiques, des journalistes et de la publicité dans son ensemble tentaculaire. Cela aiderait beaucoup à ne pas réduire les femmes aux tâches ménagères.
Oh, tiens ! « ménagère », dites-vous ?
L’unique acception possible à ce substantif (puisqu’il n’est pas utilisé ici à des fins adjectives à cause de ce damné article « la ») dans l’usage qui en est fait dans l’expression « le panier de la ménagère » est celle de « Femme qui s'occupe de son foyer, de l'organisation des tâches domestiques du foyer. ».
Le fameux « panier de la ménagère » ne désigne pas autre chose que ce que vous faites mine de combattre : une représentation sociale d’un âge que vous dites révolu, alors que vous le maintenez en vie à travers les mots en excluant de facto du « panier » (achats, tâches « ménagères » au sens économique) les propriétaires de phallus.
Le jour où l’on bannira cette expression et ses semblables du discours ambiant, ce sera peut-être le début du commencement de la considération de la féminité et la fin de la femme comme assistante de l’homme.
Pourtant passer à « panier des ménages » ne me semble pas si difficile que ça… Mais je prêche dans le désert où je suis planté depuis trop longtemps. Na na na.

29 octobre 2018
Je suis encore couché dans ce service de soins qui n'en est pas un, la tévé passe un sujet sur Foe, le chanteur de 21 ans, encensé par la presse.
Le journaliste insiste sur l'écriture du garçon, ose un « une vraie gravité dans les mots » et, dans le sujet, le garçon s'exprime :
« ... les premiers amours... »
La gravité, c'est pas ce machin qui fait qu'on se casse la gueule ?

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