Quand on a décidé de génocider les populations et qu'on a les moyens de mass-médiatiser un discours de propagande, on ne se prive pas...et ça donne deux notules en une !

05 décembre 2017, entendu dans une série française : « Je vais faire des hamburgers avec des frites maison, comme ça je suis sûre de ne pas me tromper ».

Je suis curieux de savoir combien les producteurs de cet enchaînement de publicités de 25 minutes qui dure depuis 2003 ont touché pour cette promotion habile de la malbouffe.
Dans un des pays les plus réputés pour la diversité de sa gastronomie.
Alors que la publicité est censée être interdite pendant les programmes sur les chaînes du service public.
Sans parler de conditionnement...

Conditionnement végétarien à foutre

Dans le même épisode, un personnage voit un saladier plein de salade verte sur une table autour de laquelle d'autres personnages vont dîner : « Vous avez viré végétariens ? Pas étonnant que vous ayez ces têtes de déterrés ! ».

Les lobbies de la viande saignante et des animaux assassinés ont un sacré talent, il faut le reconnaître. Faire passer des énormités pour des vérités universelles demande un savoir-faire de la sodomie rhétorique assez développé.

02 sept 2016 vers 10:30 (1).
Je vérifie un sujet vu sur une chaîne d'infos putassière, histoire de bien en croire mes oreilles.
Le reportage portait sur les difficultés économiques du Venezuela. Le pays est taxé de « richissime » par le (ou la, peu importe) journaliste, sans doute en raison de son appartenance à l'OPEP, mais il appuie sur les difficultés récentes et parle de marché libre et de capitalisme comme « seule » solution.

Le Venezuela est doté d'une économie de marché et le capitalisme ravage sa population depuis des décennies. Et c'est précisément à cause de ces deux fléaux que l'économie est en train de chavirer. Les millions de venezueliens survivant dans les barrios ou dans la rue, qui font la queue pour mettre la main sur leur ration de nourriture ou de quoi boire, pourraient vous parler des dizaines de millionnaires à la tête de cette économie qui les oppresse...

Mettre des idées ciblées dans la tête des gens est finalement assez facile, quand tous les médias s'y mettent...

(1) pourquoi avoir noté l'heure ?

L'avantage de passer régulièrement devant la bédole multicolore, c'est d'être tenu informé des avancées de la justice républicaine.
Je ne sais (toujours) pas ce qu'il se passa entre ces messieurs joueurs de balle au pied Benzéma et Valbuena, mais j'ai appris que la justice de notre courageuse démocratie avait procédé, en leur faveur, à un assouplissement de la sanction... pour permettre aux deux joueurs de jouer ensemble (une compétition qui arrivait, me semble-t-il me souvenir).

Des dizaines de milliers de détenus incarcérés pour des motifs bénins se réjouissent d'apprendre la très sélective mansuétude des juges. À moins qu'il s'agisse d'indulgence payée par droits de retransmission ? Ce serait inimaginable dans une démocratie exemplaire...

22 août 2018.
Au moment où je débranche la télévision, j'entends le début de la publicité qui s'amorce : « on aime tous obtenir ce que l'on veut sans effort. »
Comment justifier toutes la production d'objets inutiles que l'imagination de ces pauvres badernes qu'on dit « créatifs » peut déféquer !
Laisser croire que vivre dans un confort absolu d'inaction et de passivité ultime est le but de chaque être humain pour vendre toujours plus ; vendre pour satisfaire l'avidité des créatures prétendues humaines qui défoncent les conditions de vie de la population mondiale en surexploitant les ressources naturelles de la planète.

Bientôt la vie devant l'écran de contrôle de la vie... de notre avatar ?
Chaque humain spectateur de sa propre vie, dans une chaise longue ?

15 juillet 2017.
Je jette un oeil à la tévé, dans l'impossibilité de changer de chaîne au moment où la série d'annonces publicitaires arrive, j'en subis une particulièrement édifiante.
Sur l'écran, une jeune femme mise en scène dans une vie trépidante (au sens moderne du mot) avec, toujours, un oeil sur sa saleté portable dite intelligente, un oeil sur le site de vente de vêtements dont l'annonce fait la promotion. En toute circonstance, on la voit, dans un montage frénétique, distraite par la vie, obnubilée par son application d'achat.

Déjà, en l'état, la chose est abjecte : rien n'est aussi important qu'acheter, consommer...
Et puis, l'abjection tourne à la nausée. De la même façon que sont traitées toutes les saynètes de vie, on voit furtivement la pauvre fille avec un regard avide sur sa machine alors qu'elle est supposée « faire l'amour ». J’utilise les guillemets car l’intention est bien de montrer que cet acte est aussi peu intéressant pour la jouvencelle que le reste.

Consommer est plus important que l’amour, j'en prends note.

Assez !
J'ai souvenir d'avoir entendu une baudruche télévisuelle des plus outrancières se qualifier d'artiste. Et là, soudain, à y repenser, ça me fait salement (re)bondir !
Je ne suis pas ici pour retranscrire le dictionnaire, mais je sais le lire et aucune acception du terme, je dis bien aucune, ne correspond à cette profession à haut risque qui consiste à lire des mots sur un prompteur en ponctuant les phrases par des petits cris prétendument joyeux et des exortations hystériques.
Monsieur Patrick S, il est temps pour vous et vos congénères du petit écran de retrouver un peu de sang froid et d'humilité. Avoir le cran de faire l'idiot devant une caméra sans penser être ridicule n'a jamais été synonyme d'activité artistique.
Les spationautes (pas plus que les cosmonautes ou les astronautes) ne sont pas des dieux parce qu'ils voyagent dans les cieux et les infirmières ne sont pas des vampires quand elles prélèvent votre sang (même si la réalité m'a démenti une fois sur ce sujet)...
Pour votre corporation qui ne nécessite aucune compétence spécifique ou générale, que la dotation en ego, je suggère le qualificatif suivant : ouvrier non qualifié. Et vous percevriez le même salaire que les millions de personnes dans ce cas, peut-être cela vous remettrait-il le sens des valeurs et des mots en place.

Janvier 2016.
Aujourd'hui, j'apprends que la réforme de l'orthographe de 1990 prend effet.
(merci les académiciens pour cette marque de courage)
Plutôt qu'entrer dans les échanges stériles « c'est bien / c'est nul », je remarque que si certaines solutions s'obtiennent en contournant le problème, certains résultats aussi.

Il est désormais avéré que, plutôt que monter le niveau d'exigence à l'examen du BAC ou mieux former les élèves à l'apprentissage, on a préféré baisser le niveau des épreuves. Les gouvernements s'enorgueillisent depuis de statistiques de réussite à cet examen très satisfaisantes.
Depuis janvier 2016, la réforme de l'orthographe de 1990, connue pour être plus accessible que celle en cours jusque là (adieu cher accent circonflexe, fallait pas casser la facilité binaire de Grave et Aigu), permet donc de faire moins de fautes. Le problème est contourné : les écoliers n'ont pas à fournir de travail spécifique, la tolérance est moindre ; les parents et les élèves sont contents, les politiques gagnent des suffrages, tout est bien dans le meilleur des mondes.
Cependant, je me pose une question : jusqu'où peuvent aller compromission et complaisance ?

Août 2016, la tempête est sur moi, malgré le tonnerre formidable et les éclairs aveuglants, en dépit de toutes les évidences, quelque chose quelque part en moi (qui porte le nom de connerie) me pousse à croire que le ciel va se dégager et la vie reprendre un cours agréable...

Mais je m'égare.

Août 2016, donc, je trouve un catalogue (jamais sollicité, bien entendu) de 412 grammes de papier glacé dans ma boîte à lettres. Des dizaines de pages gavées de photos de meubles et accessoires. Un catalogue déposé là par nos amis suédois qui clament leur grand respect de l'environnement.

Une pensée me vient à l'esprit : si on veut bien considérer que les personnes atteintes de trouble psychiatrique sont placées en institut spécialisé lorsque leur comportement est jugé dangereux pour autrui, n'est-il pas grand temps d'interner les responsables schizophréniques de cette entreprise de destruction massive ?
Est-il nécessaire d'énumérer les dégâts commis lors de la production de pâte à papier ?
Si les livres restent vitaux, peut-être est-il temps de se poser la question de l'utilité de ces merdes qui polluent l'environnement et les têtes de sept milliards de personnes ?

26 août 2016
Un nouvel épisode de cette série que les sociétés du CAC40 n’enlèveront jamais du petit écran.
Un personnage féminin rentre des courses, elle rejoint ses colocataires, un père et sa fille adolescente. Elle dépose les paniers sur la table, ils discutent quelques secondes et, au moment de ranger les victuailles, elle se tourne vers la jeune fille pour lui dire : « tu m'aides ? »
J’ajouterais bien plusieurs points d’exclamation si la bienséance ne me dictait de m’en abstenir pour cause de viol des règles les plus élémentaires de typographie.

Je me contente de me demander : et le mâle ?
L’homme ne peut pas, lui si puissant, si viril, aider à ranger les denrées ?

La violence symbolique que Pierre Bourdieu a analysée en son temps n’est pas un vain mot : la femme est un être de tâches domestiques, l'homme ne s'abaisse pas à ça !
Et les médias relaient ce discours sans même s’en rendre compte, au pire pour que le lecteur, l’auditeur, le téléspectateur se sente en terrain familier… Pitoyable !

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