Mars 2010, le projet de loi de Barack Obama passe à 219 voix contre 212. Ce qui signifie que (à peine moins de) un sénateur américon sur deux refuse la protection sanitaire pour les plus démunis.

pour les plus démunis...

Je sors de ma voiture (il me faut trois à quatre minutes), un de mes voisins (Aix-en-Provence) se gare juste à côté, laisse le moteur de son véhicule tourner et répond à son téléphone cellulaire. Lorsqu'il en finit avec sa conversation, je suis sorti de ma voiture, il raccroche et coupe, enfin, le moteur de sa poubelle pour rentrer chez lui !

Juin 2010, je suis contraint de faire contrôler l'amas de ferraille qui me sert de liberté partielle et, manque de bol, un des pneus est mort, il faut le changer. Un paquet d'euros plus tard, je retourne, avec deux pneus neufs, chez mon contrôleur favori qui, contre onze euros de monnaie sonnante et trébuchante, me délivre le petit autocollant en guise de sésame et signe le bout de papier règlementaire pour me permettre de reprendre la route sans être inquiété par la volaille des routes. Ce que je n'ai pas dit, c'est que l'être vaguement humain en question n'a ni demandé de facture ni vérifié la présence de pneus neufs, il s'est contenté de me soutirer onze euros de contre-visite, pour un travail qu'il n'a pas effectué donc.

Eté 2010, je fais faire l'entretien de ma poubelle appelée véhicule, par ces messieurs de Point S en deux fois (indigence oblige). Quand je vois le prix des huiles et autres filtres, je manque défaillir mais (handicap oblige) je pourvoie aux besoins de ma casserole roulante et polluante. Lors du second passage à l'atelier, le mécanicien m'avertit que « une des attaches du moteur est endommagée, le silent-block est foutu ». Comme je devais faire de la route le lendemain, je m'inquiète et on me répond qu'il n'y a pas de problème immédiat, mais qu'il faut changer l'attache, on-peut-la-commander-de-suite-voulez-vous-la-commander-et-prendre-rendez-vous ? Je décline l'offre (indigence oblige) et repars, un peu intrigué par la réponse débonnaire du gérant concernant la gravité de la chose. Les semaines passent, l'inquiétude se mue en peur et je demande à mon voisin, qui bosse dans un garage, s'il peut vérifier le diagnostic. Chose faite, le voisin - puisse-t-il être béni - m'annonce que les attaches du moteur sont parfaites, tout le dessous de ma poubelle est dans un état impeccable, bien mieux que ce que les 85 000 kilomètres affichés au tableau de bord le laissent supposer.

Entre 2010 et 2012, à Aix-en-Provence.
La société GLS est supposée me livrer une commande. Je rentre chez moi après deux jours d'absence, je trouve le colis au pied de la porte de mon appartement, au vu et au su de tous. J'appelle l'entreprise, on me dit que le livreur va repasser me faire signer le bon de livraison, je parle de conscience professionnelle, on me répond que le livreur va repasser me faire signer le bon de livraison, je parle de conscience professionnelle, on me répond que le livreur va repasser me faire signer le bon de livraison, je parle de conscience professionnelle... Déontologie bénie, le livreur est repassé, désinvolte et pressé, il m'a dit « Oh, ça va, j'étais pressé, j'ai demandé à un voisin qui m'a dit que ça ne craignait pas »...

Mise à jour d'août 2018 : j'ai tenté par tous les moyens d'éviter cette société de transport peu recommandable mais, à quelques reprises, je n'ai pas pu faire autrement, jamais informé que j'étais de l'identité du transporteur du produit que j'achetai.
Une fois, toujours à Aix, un colis a été laissé sous la fenêtre de ma chambre, à deux pas de l'entrée de l'immeuble que j'habitais, à trois pas des boîtes à lettres, à quatre de l'interphone.
Une autre fois, à Aix, un colis posé sur le bloc de boîtes à lettres de l'immeuble. Trop haut pour moi, en fauteuil.
Plus proche de nous, une fois installé à Hyères, même scénario, mais le livreur avait jeté le colis dans mon jardin... entouré d'un grillage solide et difficilement franchissable. Un jardin dans lequel je ne peux pas accéder car il y a une haute marche depuis ma terrasse. Je n'ai jamais réussi à joindre le service après-vente (e-mail et téléphone). Oh, je précise que ces gens-là savaient que je suis paraplégique car je leur ai craché au visage...

2010.
ORANGE est une bien belle entreprise dont le commercial nous vend une connexion internet par livebox « tout est OK, la ligne est ouverte, vous pouvez vous connecter immédiatement » et la ligne n'est pas même construite, mais le contrat est signé, le prélèvement autorisé, pas la connexion internet ni le téléphone... Plusieurs coups de fil et jours plus tard, le litige est résolu, mais, c'est amusant, le nombre de mes connaissances qui ont eu de sérieux problèmes avec un opérateur tel que celui-là dépasse nettement celui de ceux qui n'en ont pas eu... D'ailleurs, SFR, magnifique société à laquelle ma tortionnaire s'est désabonnée au profit de la précédente, a réclamé des dizaines d'euros supposés être dûs après la résiliation du contrat. Combien de français sont rendus sourds à ce type d'extorsion et payent, en confiance ?

DARTY, société bien connue et appréciée pour son Service Après Vente m'a envoyé un questionnaire de satisfaction après une intervention. Questionnaire auquel j'ai répondu que je n'étais pas content (en résumé, les techniciens m'ont installé une machine et ont laissé un bordel innomable derrière eux, n'ont aucunement considéré mon handicap et ont été malpolis). J'ai alors reçu un coup de fil du service SAV. J'ai bien expliqué les raisons de mon mécontentement, on m'a textuellement répondu « que voulez-vous qu'on y fasse ? ».

Et la majorité des internautes qui achètent sur internet le font après avoir consulté les « avis » des clients...

BNP PARIBAS, comme beaucoup de sociétés de service, fait des promotions sur les abonnements à des magazines (promotions qui n'en sont pas puisqu'ils proposent des abonnements au prix d'un abonnement courant en annonçant un rabais de X% qui ne correspond qu'au gain par rapport au prix au numéro) et continue de prélever après le désabonnement (jusqu'à ce que vous signaliez l'escroquerie).Il n'est fait qu'un geste commercial sans modification. Combien de personnes dans mon cas qui ne s'apercevront pas de la supercherie ?
La même société, comme beaucoup d'autres avec elle, prend ses clients pour des idiots en proposant les relevés de compte électronique (format pdf « pour protéger l'environnement », en réalité pour s'épargner le coût des impressions et des envois, économies seulement répercutées dans le portefeuille des actionnaires) et continue d'éclairer ses agences toutes les nuits, toute l'année, probablement pour protéger l'environnement... des ténèbres..

2010.
La société BUT a vendu une cuisinière de classe A (faible consommation) à la créature veule qui m'a exploité durant sept années au début de l'été 2010. L'élément d'électroménager s'est avéré être de classe C alors que même le bon d'achat est noté A et que le fifre auquel le mammifère précédemment cité a explicité son désir d'obtenir une cuisinière de classe A a juré tous ses Dieux qu'il s'agissait bien d'un produit respectueux de l'environnement.
Cette expérience a été l'occasion de constater que le prix attractif de la machine est, en partie, dû à l'absence de cordon d'alimentation. Cordon qui doit donc être acheté et installé, avec tout ce que ça suppose de dangerosité si vous n'êtes pas bricoleur. Achat qui rattrape le petit prix de la cuisinière... Et BUT rime avec...

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