Il y a beaucoup à dire au sujet de l'écriture,
sa propre relation à l'écriture,
et
ce qui gravite autour - d'où le S à Écriture(s).

Bonté divine ! Il y a quelques jours, je me suis souvenu que j’avais participé au Prix Pépin. Pas un mot des organisateurs depuis l’accusé de réception du texte. Le palmarès révèle de jolis textes mais, pas le mien. À supposer qu’il fût joli. J’aurais ma revanche !

Je pose ça ici pour l'anecdote : la semaine dernière ou peut-être était-ce avant, en tout cas c'est en septembre 2020, j'ai participé au concours de nouvelles du Prix Pépin dont je connais l'existence depuis belle lurette - depuis que Pierre de la revue Galaxies l'organise - et je me suis bien amusé. Ça n'a pas duré, forcément, moins de 300 signes, c'est moins d'espace qu'il en faut pour dire bonjour dans le Sud. J'en ai profité pour jeter un œil aux textes lauréats des précédentes années, c'est succulent !

Les agapes furent, somme toute, plutôt raisonnables. Ce qui l'est moins, c'est le taux de procrastination et d'empêchement maximal qui me tiennent à distance du livre-jeu mystère.
Mais, mais... tandis que la culpabilité et l'embarrassement m'étouffaient un peu plus chaque jour, aujourd'hui, 12 février de l'an de grâce 2020, est arrivée une bonne nouvelle : les chances de participer au salon du livre de Gaillac ont fait un bond en avant.
Eh oui, c'est aussi ça le handicap : buter, toujours buter sur l'inaccessible, la mauvaise volonté des humains aux commandes des villes et l'incurie des professionnels du tourisme.
Mais, parfois, une solution surgit telle un justicier sur le dos de sa moture au galop ; l'horizon s'éclaircit de façon à peine perceptible et... on verra !
Bonne nouvelle en soi - retrouver les gars de Scriptarium et rencontrer des lecteurs ou des curieux - mais pas seulement. La perspective de Gaillac, c'est aussi celle de me fixer une échéance pour mes travaux, enfin parvenir à prioriser les choses entre écrits et quotidien. Une flamme d'espoir !

J'ai beaucoup procrastiné en 2019, je projette de me sortir les doigts du nez dès la rentrée prochaine. Maintenant que le scénario Casus Belli est paru (quand je pense au temps qu'ont pris la gestation et la rédaction, je frissonne de peur), je dois poursuivre et terminer le projet de livre-jeu mystérieux avant de m'atteler à la rédaction du tome 3 des Pérégrinations Oniriques.
Avant cela, je vais faire du mal à mon corps en le gavant de saletés inappropriées.
Ensuite, je reprendrai le régime eau et pain sec.
J'espère revenir pondre des mots ici très vite après les agapes...

La seconde partie du scénario Mariez-vous qu'y disaient ! est parue... à la mi-août 2019.
La rédaction de la première partie avait été perturbée par une hospitalisation (et ses conséquences) pénible ; celle-ci fut interrompue, pour ce qui me concerne, par une rencontre inattendue. On peut donc dire que Jidus et Yrion furent les sauveteurs du projet puisque je roucoulais, incapable de faire autre chose... Je ne suis pas fier de mon comportement de l'époque et je remercie les deux personnes ci-dessus nommées pour avoir pris le relais.
L'essentiel est là : le scénario me plaît, l'idée de départ (un carrefour de rêves) est respectée et j'espère que les joueurs prendront plaisir à le jouer.

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et...

En bonus, je ne résiste pas au plaisir de reproduire la carte dessinée par Jidus :

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16 mars 2019, je participe à la convention de jeu de rôle de Montpellier appelée Au-delà Du Dragon (organisé par Le Manoir du Crime) ADD en abrégé. Cela en compagnie de Yaz, président de Scriptarium, l’homme aux huit bras ; de Rolland Barthélémy, illustrateur, et de Valentin, fiston de l’hydre (pas la créature mythologique, le polype) précédemment nommée. Un grand absent, Jidus, chef de projet de la réédition de Rêve de Dragon et illustrateur de talent aussi. Je précise car j’oubliai une ligne plus haut d’ajouter que Rolland est talentueux.

Ce fut très agréable.

Je passe ici les péripéties sur autoroute ; je reste pantois chaque fois que je prends le volant de ma poubelle. Qui n’a jamais roulé plus d’une heure sur les routes de France ne connaît rien à la noirceur de l’âme humaine ! C’est à croire que la connerie s’y exprime comme nulle part ailleurs, que c’est son terrain de jeu favori.
Je passe ici les péripéties ayant trait à l’accessibilité, ou plutôt l’absence d’accessibilité de l’endroit (salle Pagezy, au fonctionnement hérétique) et des alentours, bref, de quoi rendre fou un infirme qui ne sait pas la fermer. Ça, c’est moi. Quand je pense que Montpellier est une ville de 300 000 habitants, plutôt jeune, qui s’enorgueillit de ses universités et de sa jeunesse…

Ce fut donc très agréable, à l’intérieur et une fois attablés avec les personnes ci-dessus citées.
Même si l’endroit était bruyant ; comme souvent lorsqu’on réunit des dizaines et des dizaines d’individus dans 200 mètres carrés (à vue de nez) dont certains sont autour des tables pour pratiquer l’activité ludique et orale qu’est le jeu de rôle, d’autres sont là pour présenter leurs créations et leurs produits et que d’autres encore rencontrent ces derniers pour en apprendre plus sur ces créations et ces produits ; l’ambiance était bon enfant.
J’ai pu dédicacer une poignée de livres-jeu, Bal Au Pont et Dîner De Conque.
Rolland a régalé les visiteurs avec ses dessins-dédicaces et Jidus était retenu par ses activités professionnelles à deux heures de route de là.

Quelques photos ?

La nouvelle mouture de Rêve de Dragon fait pétiller les yeux et j’ai eu le plaisir de détailler le jeu à un rôliste débutant. Même s’il n’y a pas une chance sur un million qu’il lise ces mots un jour dans l’intégralité de ses incarnations, j’aimerais simplement me dire qu’il a pu découvrir ce jeu et l’apprécier comme je pense qu’il le mérite.
[Ceci était un aparté du ministère du temps vide]

Allez, je retourne au troisième tome des Pérégrinations oniriques…

Meanwhile...

Le début de l'année est plutôt frénétique. Pas que « mon éditeur me harcèle pour que j’en termine avec mon dernier roman », non, je n’en serai jamais là, je me bats plus modestement avec trois projets en cours. La conception et la rédaction d’un scénario de Rêve de Dragon pour le magazine Casus Belli, la mise en branle d’un projet dont je ne peux pas parler (j’adore ces phrases trempées de mystère qui pourraient tout aussi bien cacher l’absence totale de projet) et la poursuite de la conception du troisième tome des Pérégrinations Oniriques.
C’est amusant, à le dire comme ça, on pourrait penser – en tout cas, je penserais – que c’est l’affaire d’un mois ou deux, trois maximum. Mais ce serait sans compter les vicissitudes qui, en ce début d’année, sont mesquines. Ce serait sans compter le temps perdu à m’occuper de moi, plutôt de mon handicap puisque je n’ai besoin de pas grand-chose après mes tasses de café et mon pain quotidien. Sans compter les lenteurs administratives, secrétaires, habituelles ou extraordinaires. Et mes propres inerties.
Pour la petite histoire, le scénario qui, finalement, paraîtra en deux parties dans les numéros 29 et 30, est parti d’une idée discutée avec Jidus au printemps 2018. La structure a évolué au fil des échanges jusqu’à… mon hospitalisation de septembre. Hospitalisation qui fait l’objet (pas encore en ligne au moment où je tape ces mots, mais ça vient) de retours ailleurs sur ce site tellement elle fut… épique.
L’hôpital depuis lequel j’ai tenté de poursuivre l’écriture allongé sur le dos avec un ordinateur portable qui avait tout de la tablette bon marché, c’est-à-dire un produit Asus, entendez par là un ordinateur totalement bloqué sur un OS dont je ne voulais pas et qui refusait de se connecter sur du wi-fi gratuit Autant dire que cette marque est en tête de ma liste de boycott.
Le résultat de ces hésitations qui durèrent 45 jours ne fut pas à la hauteur de nos attentes. J’ai donc repris la rédaction à mon retour chez moi… alternativement sur mon lit et mon bureau car je suis sorti de l’établissement hospitalier en question avec plus de problèmes que lors de mon admission !
Il a fallu un bon mois pour en terminer, ou presque. C’était sans compter sur les relectures de Denis Gerfaud, l’auteur du jeu, qui m’ont poussé à reprendre pas mal de choses.
En janvier, le scénario ne devait encore être publié qu’en une seule partie mais, à force de précisions nécessaires à la compréhension, nous avons fini par opter, avec l’aval des responsables de la revue, pour une découpe en deux parties. Début mars, cette première partie est acceptée par Casus Belli.

En voilà un petit aperçu, à paraître début avril, je pense :

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et...

Je dois maintenant terminer la seconde partie au plus tôt pour nous laisser le temps de relire et m odifier, chose inévitable en la matière.

Quant aux Pérégrinations Oniriques, la suite du Dîner de Conque est déjà entamée depuis des mois et les mêmes raisons ont produit les mêmes effets de procrastination. J’espère m’y remettre très vite.

Décembre 2018, les journées sont courtes, le frigo est vide et je ressens toujours la même indifférence pour ces fêtes de fin d'année.
Je tâche de me consacrer à ma priorité du moment : la fin de la rédaction d'un scénario de Rêve de Dragon pour le magazine Casus Belli.

Les deux autres projets attendent patiemment leur tour dans un coin de ma tête.
1. Une Aventure dont vous êtes le Héros, co-écrite avec Yann,
2. La suite des Pérégrinations Oniriques.

La bonne nouvelle : j'ai rempli le frigo.

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