J'ai de nouveau fait un tour sur le réseau dit social tant connu... pour extorquer des informations à ses abonnés de toutes les façons les plus subtiles afin de les revendre à des sociétés qui se chargent de détruire l'environnement de sept milliards de personnes.
(autant dire un des nombreux doigts qui appuient sur la queue de détente du flingue posé sur la tempe de l'humanité)
J'ai passé quelques mois sur facebook, tout d'abord sous couvert de cryptonyme puis sous ma véritable identité, ce, jusqu'à... ce soir. Cela faisait un mois que, nonchalant, je n'y étais pas retourné. De fait, je communique avec les personnes qui me sont proches par d'autres moyens et le fonctionnement du site fait que la communication y est un vain mot.
Las !
J'y ai posté quelques billets qu'on peut qualifier « d'humeur » et je voudrais augmenter leur durée de vie en les reproduisant ici. Étant donné que j'y apostrophais des connaissances, je les modifierai avant de les copier, espérant leur conserver le ton que j'ai voulu leur donner...

NB : comme le titre de cette section le laisse entendre, plus encore qu'ailleurs sur ce site, les mots ici présents ne sont que dérisoires...

Puisque je m’abaisse à causer de réseau social, autant refiler une adresse vraiment utile aux consciences. Ici.

Un jour, j'ai écouté ceci et je me suis dit que ce serait pas mal si ce feu de cheminée ne s'arrêtait jamais...

Un jour... Enfin, pendant trois mois et pas « un jour », j'ai travaillé comme homme-à-tout-faire-plonge-comprise dans un restaurant... enfin, une gargote du bord de mer...
Une gargote du bord de mer comme la côte d'azur en compte une myriade.
[ Note pour moi-même : elle promet d'être longue et chiante, celle-là ! ]
Le patron faisait la cuisine lui-même...
Enfin, la cuisine... Je devrais parler de vague mise en assiette de plats rapidement assemblés selon une méthode que je qualifierais de barbare. Oui, servir des denrées malodorantes à des gens en vacances pour un prix surréaliste, j'appelle ça de la barbarie. On peut dire malhonnêteté aussi.
Le patron faisait la cuisine lui-même, son épouse servait de moulin à paroles (ce qui a le mérite de faire profiter d'une légère brise bienvenue sous ces latitudes), la serveuse servait à m'agacer les sens avec sa poitrine remarquable et moi je faisais le con. Je sortais les lits de plage après l'avoir ratissée (la plage), j'épluchais les pommes de terre, les moules (oui, c'est fou ce que des moules avariées charrient comme ventouses rigides sur la coquille), je faisais pré-frire les frites, je sortais des trucs, j’en rentrais d’autres, je réceptionnais les victuailles auprès de livreurs fort pressés, bref, je faisais le con.
Pendant...
Non, je ne sais plus exactement quand, c'était en 1992, été 1992, je ne sais même pas pas comment je m'appelais en cette époque reculée, comment voulez-vous que je me souvienne de l'exactitude de la date de ce qui va suivre ?
En gros, je passai un premier mois à m'exténuer la santé que j'avais robuste à l'époque (maintenant, je suis une lavette, oui) à accomplir les tâches précitées avec un zèle remarquable, presque autant que la poitrine de la serveuse dont je me souviens parfaitement, allez savoir pourquoi...
Durant cette période, j'entendis plusieurs fois par jour le patron appeler sa femme. Il avait un bel organe et je pense que les mouettes s'en souviennent. Or donc, je l'entends héler son épouse des tas de fois et je remarque qu'il l'appelle Thierry.
Quelle étrange coutume me dis-je alors. Oui, pourquoi appeler quelqu'un qui, tout en étant une épouse n'en est pas moins femme de sexe féminin. Avec des nichons et une trousse à crayons, je veux dire. Oui, pourquoi appeler son épouse Thierry ?
Parce que c'est le moment précis de l'histoire où je vous apprend qu'elle... ne se prénommait pas Thierry. Surprise !
Comment s'appelait-elle ? Mais je n'en sais rien, je crois vous avoir déjà dit que je ne me souviens que d'une chose : les seins de la serveuse qui étaient remarquables !
Ah non, je crois me souvenir du moment exact où j'ai perdu toute chance de pouvoir les connaître de façon plus intime (oui, les seins). Parce que je dois vous dire que, cet été-là, correspond à l'été de ma seconde bécane, celle avec laquelle je récupérais ladite serveuse à la poitrine fabuleuse en bas de l'immeuble qu'elle occupait pour la durée de la période estivale afin de nous rendre, ensemble, sur notre lieu de travail, la gargote déjà évoquée plus haut et si vous avez lu cette phrase sans point d'une traite, vous devez être en train de me maudire.
Je stoppe le bolide en bas, après avoir retiré mon casque, j'embrasse chastement la créature, nous discutons quelques secondes, elle met son casque, grimpe derrière moi et... rien.
Nooooon, je ne parle pas de panne sexuelle, suivez un peu, il est 7h du mat, nous nous apprêtons à aller bosser dans une gargote, nous ne sommes pas sur le point de festoyer sur nos corps respectifs !
Non, rien, la clef de la motocyclette tourne et rien ne se passe. Pas un pet de pot, rien qui signale la présence sous nos fesses d'un moteur à explosion, rien. Nada, que dalle, Zoubida, Christophe Maé, rien !
Là, je panique parce que je n'ai jamais manifesté le moindre intérêt pour la mécanique et, quand un moteur refuse de démarrer, je n'ai qu'une pensée : le renvoyer au constructeur et lui demander une bicyclette en dédommagement.
Parce que là, attention, on parle de l'année de mes 24 ans, j'en suis encore à penser qu'il faut être tout-puissant, infaillible face à une représentante de la gent féminine !
(Un jeune con, c'est plus rapide à dire et plus direct).
Donc, dans mon cerveau de mammifère inutile, je me dis que je dois vite trouver un prétexte, n'importe quoi pourvu que je puisse garder un peu de tenue face à Machine. Non, je ne dévoilerais pas son prénom, pour qui m'avez-vous pris ?
Je fais le mec interloqué mais pas trop, genre qui maîtrise son sujet, en mode « satané tête de delco (1), je le savais que ma réparation d'avril ne tiendrait pas » et je me penche sur le moteur. Le truc était énorme, 1100 centimètres cubes de 1983 refroidis à l'air, ça fait grosse machine. La seule chose qui passe dans ma tête est le message suivant : « T'es foutu, on va arriver à la bourre et jamais elle ne te regardera » (non, elle ne m'a jamais regardé, ni avant cet incident ni après). L'angoisse du mec tellement bouffi d'arrogance qu'il est convaincu d'être en tête de liste des glandus qu'on moque partout où il passe (et c'est la réalité, je l'ai appris par la suite, mais ce sera l'objet d'une autre Insignifiance, soyez patients). Au moment où mon cerveau qui transpire déjà de honte ébauche une idée suicidaire (2), mes yeux se posent sur un petit câble bicolore dont une extrémité est faite d'un métal gris pâle et qui m'évoque le fameux « machin débranché » dont tous les artisans savent qu'il s'agit du « truc que j'aurais jamais cru que ça passait par là et, d'abord, à quoi ça sert », le fameux, le célèbre !
Alors là, saisi d'un électrisant sentiment de confiance, celui-là même qui me sera pratiquement inconnu jusqu'à aujourd'hui à part ce jour-là - cette phrase est merdique, mais je la laisse en l'état, juste pour ennuyer Olivier qui ne me lira pas jusque là - j'attrape le petit câble et je passe deux secondes à trouver un emplacement qui pourrait, si les dieux veulent bien exister une minute, être la partie sur laquelle il s'adapte.
Et je le trouve !
Le câble s'imbrique divinement bien sur la partie femelle, un peu comme... enfin, vous avez compris, deux trucs qui s'imbriquent naturellement, vous voyez, non ? Oui, c'est ça, comme une clef et une serrure.
La clef ou la clé ? Doit-on écrire clef ou clé ? Si vous vous posez sérieusement la question, je peux vous donner l’adresse de ma psy.
La seule fois qu'il m'est arrivé d'avoir une chance pareille, ce fut le jour... Non, je vais garder ça pour une Insignifiance future.
Gros coup de chance, donc !
Clic clac, le câble gris pâle est en place, je me relève, j'actionne le bouton du démarreur...
Oui, c'était une motocyclette de fabrication japonaise. C'est-à-dire TOUT sauf une bécane. Enfin, bon, je mets les Arlé DaVidesDeSens à part, tout le monde croit que ce sont des motocyclettes alors que ce sont des machines agricoles. TOUT sauf une bécane. Je voulais une anglaise, ou une italienne à la rigueur, mais l'époque était déjà au macronisme – OMFG ! il avait 15 ans en 1992 ! - et les fins de mois ressemblaient à Gobi, le désert, pas le copain de mon père. Oui, mon père avait un copain qui se nommait Gobi. Ne me demandez pas comment une chose pareille est possible, c'est au-dessus de mes forces. Les fins de mois étaient raides comme des matraques de CRS, je n'aurais jamais pu m'offrir autre chose qu'un ersatz de motocyclette si je n'avais pas, quelques semaines auparavant... Non, je vais garder ça pour une Insignifiance ultérieure.
La moto se démarrait à l'aide d'un vulgaire bouton. Comment voulez-vous que j'aie eu une croissance ordinaire avec des horreurs pareilles ? Putain, mais quel est le con d'ingénieur qui, un jour, a inventé le démarreur électrique ? Une bécane, ça se démarre au kick, c'est tout ! Ça forge le mollet et l'homme !
Mais passons sur cette colère fort légitime, les couillus à cuir et casque me comprendront, les autres peuvent crever sur le bord de la route, jamais je ne m'arrêterai, jamais, vous m'entendez ?
La bécane a démarré au quart de tour. Expression qui n'a plus aucun sens avec un démarreur électrique ; putain, ça m'énerve !
J'ai ressenti comme une éjaculation de fierté me traverser d'une oreille à l'autre. Alors qu'il s'agissait d'un coup de bol magistral, vous avez bien lu.
Comment j'étais tout content de moi… J’utilise à dessein cette expression moderne pour vous faire oublier mon âge.
Nous sommes allés bosser grâce à mon génie mécanique. Mais ce que je ne savais pas, c'est qu'elle (la fille, pas la bécane) avait compris qu'il s'était agi de chance et pas de compétence. Elle n'a plus voulu être ma passagère après ça, ne voulant pas prendre le risque de perdre son boulot à cause d'une vieille tripe tokyoite.
Et avec ça, comment voulez-vous qu'on en soit arrivés aux vains ébats de l'amour ? Car tel était le but de mon propos dissous.

Mais son épouse ne se prénommait pas Thierry, alors pourquoi l'appeler Thierry ? (abrupt comme retour à la réalité, n'est-ce pas ?). La question me taraudait tout le jour, du moment de ratissage à la plonge de 1h du matin, l'enfer.

Pourquoi « Thierry » ? Why ? Tell me tell me why !
Je pense que j'ai osé le lui demander un bon gros mois de 40 jours après. Ce qui correspond à la période où j'avais abandonné tout espoir de :
1. M'approcher à moins de 10cm de la poitrine de Micheline (oui, elle change de prénom, la coquine),
2. Parvenir à faire quoi que ce soit d'autre que aller bosser, bosser, rentrer et dormir,
3. Voir des visages de touristes satisfaits de leur repas au rest... à la gargote.
Summer of the living dead.
N'ayant plus rien à perdre, je suis allé lui demander pourquoi il appelait sa femme Thierry.
Il n'appelait pas son épouse Thierry mais Chérie.
Il prononçait Tchérie.
Sept mois et demi après cet été en pente douce, je m'enroulais autour d'un rail (dit) de sécurité. Mais, je vais garder ça pour une Insignifiance future.

(1) il n’y avait pas de delco sur ce moteur de motocyclette.
(2) j'affirme que le suicide est la solution au célibat tout comme une des deux solutions à la vie en couple.

Comme vous le savez tous, c’est le matin, et plus particulièrement sous la douche, qu'éclosent les idées de génie qui jalonnent mon existence et qui en font un incubateur d’enrichissement pour l’humanité. C’est ça ou c’est totalement inutile, même pour moi, et ça m’étonnerait un peu.
Ce matin, j’étais donc sous la douche…
Oui, j’aime ces instants pendant lesquels l’eau court à la verticale sur mon corps. Courir verticalement, voilà un prodige que seul l’inénarrable Spiderman peut égaler ; encore que lui le fait généralement du bas vers le haut parce qu’il aspire à de grandes échéances pour la civilisation des cow-boy, tandis que l’eau suit un chemin inverse, du haut vers le bas, pour des raisons que seule la pesanteur pourrait nous expliciter si seulement elle était dotée d’un langage articulé, si possible le français, ça m’arrange.
Cela étant dit, il est de bon ton d’ajouter que ce que j’autorise – et encourage – à l’une (l’eau), je ne le permettrais pas à l’autre (le gars en combinaison moule noisettes) pour la bonne raison que j’habite en rez-de-chaussée et que cet individu ne fait rien à moins d’un gratte-ciel d’altitude.
L’eau courait sur mon corps – si vous avez bien suivi, vous savez qu’elle faisait ça depuis les cheveux jusqu’aux orteils sans retour possible – et l’idée a embrasé l’usine à conneries qui me tient lieu de cerveau !
Et cette idée, la voilà : on se rapproche de plus en plus d’une égalité entre hommes et femmes, entre féminin et masculin, entre rasoir à main et rouge à lèvres. Avec l’orthographe inclusive… Non, je ne préfère pas me prononcer sur  l’orthographe inclusive.
Féminin et masculin se rapprochent, c’est un fait… moi, je pensais que cela fait bien des millénaires que c’est le cas parce que je me suis laissé dire que la procréation ne fonctionnait pas autrement, mais je m’égare.
Féminin et masculin se rapprochent, c’est un fait !
Et cela me met en joie car, enfin, on peut féminiser, c’est-à-dire donner un peu d’élégance à des tas de mots, d’idiomes, de fonctions, etc.
On peut dire une préfète, une auteure ou une volleyeuse (perso, je préfère le français : « joueuse de baballe au filet avec les mains et des claques », c’est quand même plus classe !).
Je propose donc d’aller plus loin et de permettre la féminisation de toutes les formes masculines !
Ainsi, quand on ira à la rivière ou au puits, cela pourra se terminer par un seau d’eau ou une seau d’eau.
Au choix.
[ note ajoutée de façon spécifique à FB ]
Et là, après vous avoir édifié de mon talent iridescent, je me casse, comme un prince ou peu s’en faut. Oui, je me casse parce que je connais des gens qui pourraient, à raison, penser que je travaille bien peu quand je dis que je vais le faire. Alors, je vais bosser.
Allez, bon week-end !
[ /note ]

PS : la finalité de ce soliloque peut vous être obscure si vous ne pratiquez pas la lecture à voix haute.

Let’s face it, brothers and sisters ! Therapy?, le groupe de musique à la con venu d’Irlande n’a connu l’inspiration que pour ses deux premiers EP et, disons, 70% du premier album, ce qui constitue déjà un exploit quand on compare ces honneurs à ceux d’Alanis Morissette qui n’a jamais rien fait de sa vie. Alanis dont même les amateurs se demandent pourquoi elle est venue au monde. Le seul Maurice Alanisette que j’ai connu est resté humble sa vie durant, lui, ne dérogeant pas une seule fois à la sainte trinité « réveil, pastis, pétanque ».
Loser cop, le morceau de Therapy? qui donne sa raison d’être à ce billet, est extrait de Babyteeth, la bien nommée première parution du trio. Pas d’ambition démesurée : un groupe commence à deux individus, Therapy? sera un trio, juste de quoi affirmer un projet sans se la péter comme un quintette.
Putain, existe-t-il des quintettes dans l’histoire du rock ? J’espère bien que non, ou alors qu’ils sont aux prises avec une gastro-entérite auto-immune à vie, les cons !

Loser Cop est ma chansonnette préférée de Therapy? depuis sa sortie, c’est-à-dire depuis bientôt… atchoum ! bon sang, cette toux…
Le groupe a perdu l’inspiration en premier lieu et, au fur et à mesure que les rides succédaient aux ventes de disques, l’influx punk, l’épilepsie, le son, la connerie et bientôt les dents. Comment sortir autre chose que des enregistrements stériles tout juste bons à vous emmener au Hellfest quand vous avez oublié tous ces ingrédients ? Impossible, en effet. Et Therapy? n’a pas brillé par son originalité sur le sujet. Leurs disques n’ont plus d’odeur, plus de goût, on les jurerait calibrés pour Hard Rock Magazine ! Si vous ne me croyez pas, jetez une oreille sur leur discothèque post-Nurse. Ça sonne comme de la musique énervée sur prescription !

Mais Loser Cop, c’était encore comme une raison de vivre vite et fort et follement. Croire qu’on va bouffer le monde alors qu’on n’est pas foutu de bouffer une chatte correctement. Hurler qu’on existe tandis que les enflures en face font mine de l’ignorer à coups de matraque. Une raison de penser que ce qui semble détraqué peut chambouler l’ordre d’un monde déjà voué aux affres de l’extinction lente et pathétique.
Il n’y a bien que les réfrigérés des inrockuptibles (êtes-vous sûrs de mériter une majuscule ?) pour croire encore que les « potards à 11 » ne sont qu’une histoire de bruit.

Ce soir, je pense à cette chanson parce qu’elle me rappelle les samedis que nous vivons depuis le mois de novembre (novembre 2018, ce billet sent le gilet jaune). Un affrontement stérile qui ne débouchera que sur des illusions perdues, des suppliques restées lettre morte, des prières sourdes. La vie des hommes dans toutes ses contradictions, les aboiements réprimés par d’autres aboiements sans autre issue que le gâchis…

--

All we represent to them, man, is somebody who needs a haircut
Look me in the eyes and say it!
You little punk

Asshole!
Asshole!
Asshole!
Asshole!

Good morning, pigs
Good morning, fascists
Honkeys
Killers
Bigots
You fags
Pinkos
You creeps
You bastards
Fuzz

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NB : je dédicace ce morceau de bravoure (pas la chanson, le post), champion du soir dans la catégorie Inutile, à Doc qui trouverait sûrement tout ça fort peu séminal et à Felice Bauer que j’aime depuis plus longtemps que Loser Cop.

Un chiffre (de fait, c'est un nombre mais j'aime bien m'auto-enquiquiner) entendu en passant : l'an dernier, 1.5 milliard de « burger » ont été servis en France !

Si je me fie à cette page
(sur laquelle on peut télécharger un fichier de type classeur pour disposer des nombres à volonté, c'en est presque excitant, vous ne trouvez pas ?)
Je retiens une population totale de 66 992 699 individus.
Je retire les enfants de moins de dix ans (Dieu, faites qu'il ne nourrissent pas leurs enfants avec cette merde !) qui sont au nombre de 7 002 374.
J'obtiens une population potentiellement consommatrice de « burger » égale à 66 992 699 - 7 002 374 = 59 990 325 individus (1).
Je divise 1.5 milliard par 59 990 325, j'obtiens le score de 25,0040319001439 que j'arrondis à 25, les puristes me pardonneront cet écart infime (2).

Les français à partir de l'âge de dix ans et jusqu’à celui de 70, ont consommé, en 2018 et en moyenne, 25 « burgers ».
Un poil plus de deux par mois = un par quinzaine. Ici, j'arrondis comme un chien, wouf wouf.

Et là, on aura remarqué que j'ai inclus les personnes de plus de 70 ans.
Les plus de 70 ans sont 16 667 814 en France (merci le classeur téléchargé).
Je prends 70 ans de façon arbitraire parce que je pense, de façon arbitraire, que ces gens-là ne mettent pas les pieds dans les MacBeurk ou les BeurkRoi de peur d'en mourir ou parce qu'on ne leur fournit pas de couverts. Mais il est possible que ce dégoût commence dix ans plus tôt ou plus tard ou jamais, ne m'emmerdez pas, c'est arbitraire !

Donc !
Je retire (3) mes mamies et mes papies de 70 ans et plus : 59 990 325 - 16 667 814 = 43 322 511 individus.
Je reprends mon milliard et demi : 1 500 000 000 - 43 322 511 = 34,62403183416585. Là, je n'arrondis pas, ce serait impie !
Les français « en âge » de se rendre dans un établissement de malbouffe (c'est écrit sur le frontispice, en plus !) pour y ingurgiter au moins un « burger » l'a fait en moyenne
34,62403183416585 fois en 2018 en France (on parie qu'ils ne parlaient que de métropole ?).
2.885 fois par mois (là, j'ai un peu arrondi, j'aime bien les formes) = 1,4425 par quinzaine, presque un par semaine.

De dix à 70 ans...
En France.
Et nous savons tous que la cible privilégiée de ces établissements spécialisés en obésité et maladies corrélées est désignée par le mot « jeunes »...
Je ne veux pas connaître les statistiques si elles se réduisent d'autant, ça pourrait me ruiner ma soirée voire m'empêcher de dormir...

(1) Oui, je suis dingue, je pars du principe qu'il est possible d'ingurgiter un steak de viande d'origine inconnue entouré de pain blanc, d'une feuille de salade et d'une tranche de tomate blindées de pesticides, le tout aspergé de sauce malfaisante à partir de dix ans et jusqu'à 100, je suis dingue je vous dis !
(2) S'ils en décident autrement, je leur présente mes fesses.
(3) Je n'ai pas dit que je les flinguais !

Un petit exercice idiot : les albums à peu près connus que j’ai honte d’avoir possédés ou, pire, dont je ne me suis pas débarrassé (mais j’y bosse)…

Jagged Little Pill – Alanisette Maurice
Tout Black Crowes après le troisième
Instrument – Fugazi
Psychedelische Musique – The Hair and Skin Trading Company (bon, d’accord, c’est pas connu mais ça m’a tellement déçu...)
The Joshua Tree – U2
Le premier EP de Stupeflip. J’en suis resté stupeflipé pendant des jours !
Zenyatta Mondatta – The Police
A Momentary Lapse of Reason – Pink Floyd
Tutu – Miles Davis
Hot Rocks (compile) – Rolling stones (c’était pour être sûr que c’était chiant, je n’ai pas été déçu)
Sandinista – The Clash
Brothers In Arms – Dire Straits
Kat Onoma – Kat Onoma
99th Dream – Swervedriver
Washing machine – Sonic Youth

Je change de titre, je me renouvelle et j’avale un café… ah non, je vous ai pas dit, j’arrête le café.
Et l’alcool.
Encore.
Bientôt.
Juste après les dernières bières.
Celles qui arrivent par la poste.
Les douze dernières.
D’une vie.
Je reprends du thé, donc, pour m’insurger.
Oui, je m’insurge, ça fait bien de s’insurger par les temps qui courent.
Alors, je m’insurge.
Mais jamais là où on me dit de faire.
Ce matin, je me suis insurgé devant la téloche.
C’est bien la téloche, ça permet d’oublier.
Tout.
-- où vais-je aller avec ces phrases orphelines ? --
La téloche me permet d’oublier qu’enfiler des chaussures à lacets peut être un casse-tête.
La mienne.
De tête.
Donc là, j’étais en train d’oublier que les lacets de mes pompes avaient décidé de m’ennuyer jusqu’à la racine des cheveux.
Que j’ai ras.
Les cheveux.
Et la téloche était allumé.
Cette phrase cache une réalité.
J’avais allumé la téloche.
Une téloche ne se met pas en marche toute seule, voyons !
Étant donné que, sur la TNT, le nombre de chaînes au contenu intéressant avoisine celui du nombre d’années pendant lesquelles j’ai pratiqué le jeu de balles au pied…
Putain, j’ai joué au foot, dans un club !
Rien que l’écrire, ça me fait fondre le moral.
… je me suis vite retrouvé sur une chaîne dite privée, c’est-à-dire qui propose des programmes de merde entre les publicités.
Avec du contenu putassier.
Sans cervelle.
Sans conscience.
Sans ambition autre que celle de faire de la monnaie en abrutissant un peu plus des masses d’idiots beuglants.
M6, en d’autres termes.
Et là, sous mes yeux vaguement embrumés par la teneur censurée-pour-cause-de-trucs-pas-racontables-à-cette-heure-du-jour-sur-un-réseau-social de mon réveil, de quoi que je m’aperçoit-il pas ?
Que je regarde une série de merde.
Des saynètes supposées conter le quotidien de couples supposés disparates (y’a même un personnage à la couleur de peau noire, c’est vous dire si ça bosse la diversité !).
Le tout supposé marrant.
Et là, sous mes yeux blabla… je vois… l’horreur, l’apocalypse, la fin de la civilisation, que dis-je, le baise-majesté !
Je vous raconte.
Un couple, donc – bèh oui, faut suivre – et peu importe lequel, manifestement invité à une réception un peu mondaine.
Le mec est « vieux », la fille « jeune, blonde et jolie » (ça bosse pas la diversité, là ?).
Ils sont rejoints par une sorte de caricature de patron… pardon, d’entrepreneur de type quinquagénaire, séduisant, plein aux as…
Plein aux as ?
Pourquoi pas plein aux huit de trèfle ?
OK, j’arrête.
… suivent de menus dialogues badins – traduire : écrits par un auteur de télé parisien, ah putain, c’est bon de rire ! – censés laisser le téléspectateur comprendre que la « jeune, blonde et jolie » fille est parfaitement au goût du rapace.
La fille s’en va au loin, récupérer un verre d’alcool ou une surjeteuse, je ne sais plus.
Elle s’éloigne.
Le « vieux » et le « waow, tiavu le requin en costard ? » restent seuls.
Le second ne sait pas que la fille est la conjointe du premier.
Quiproquo, l’autre terme pour dire « auteur moderne ».
Le second s’exprime donc :
« Waw, comme elle est bonne ».
« Tu l’as déjà tirée ? ».
« Elle pue le cul à dix kilomètres ».
Et autres « Je vais la déchirer ».
Le mec en costard, bave aux lèvres, trottine jusqu’à la blonde et il est remplacé par un crétin de son niveau, mais plus jeune.
Il est bien entendu que le conjoint est médusé.
Médusé mais tellement heureux d’avoir une « blonde, jeune et jolie » compagne qu’il ne sait que béer de surprise.
Le crétin numéro 2 s’exprime à son tour, sourire entendu de carnassier complice au coin des lèvres.
« Il va la défoncer »(1).

++

Bon, moi, j’habite le même pays que vous.
Dans ce pays, depuis des années et particulièrement ces dernières années, j’entends le gouvernement et ses représentants répéter partout que nous devons respecter les femmes parce qu’elles sont victimes de sexisme.
J’entends bien et je suis en accord parfait avec ça.
Mais, moi, je l’applique à ma vie.
Je ne laisse pas diffuser des messages pareils sur des chaînes de télé diffusées sur le réseau national et minimum et gratuit.
Il y a vraiment des personnes humaines qui travaillent au CSA ?
Quand va-t-on arrêter le flot de messages abjects officiels et payés par les contribuables ?
Pense-t-on réellement dans les hautes sphères de l’état que c’est de cette façon qu’on va inculquer le respect de la femme dans la tête et le cœur de tous les futurs mâles de France ?

(1) À part « Elle pue le cul à dix kilomètres », les expressions prêtées aux deux personnages puants ne sont probablement pas exactes, mais elles sont équivalentes à ce que j’ai entendu.

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